Le cari poulet attire autant les cuisiniers pressés que les voyageurs qui veulent comprendre la différence entre cari, curry, massalé et rougail. Le plat doit rester pratique sans perdre sa culture.
Le cari, un plat de tous les jours
À La Réunion, le cari n’est pas forcément un curry indien. C’est un plat mijoté, souvent construit autour d’une viande, d’un poisson ou d’oeufs, avec une base d’oignons, d’ail, de tomate et de curcuma. Le cari poulet est l’une des versions les plus accessibles.
Il se mange rarement seul. Le trio riz, grains et rougail donne la vraie structure du repas. Le piment est souvent proposé à côté pour que chacun ajuste.
Ingrédients
Pour quatre personnes, prenez un poulet coupé en morceaux, deux oignons, trois gousses d’ail, quatre tomates ou de la pulpe de tomate, du thym, du curcuma, un peu de gingembre, de l’huile, du sel, du poivre et éventuellement du piment.
Le poulet avec os donne plus de goût. Les blancs seuls fonctionnent, mais le résultat sera plus sec et moins profond. Une cuisson douce compense en partie ce défaut.
Préparer la base
Faites dorer le poulet dans une cocotte. Retirez-le si nécessaire, puis faites revenir les oignons. Ajoutez l’ail pilé, le gingembre, le thym et le curcuma. Le mélange doit parfumer l’huile sans brûler.
Ajoutez les tomates concassées et laissez cuire. Remettez le poulet, salez légèrement et couvrez. La sauce doit réduire autour de la viande. Un cari trop liquide perd en intensité.
Cuisson et texture
La cuisson doit être assez lente pour attendrir le poulet et assez vive pour concentrer la sauce. Remuez de temps en temps. Si la cocotte attache, ajoutez un fond d’eau, pas une grande quantité.
Le cari est prêt quand la viande se détache facilement et que la sauce a une couleur chaude. Elle ne doit pas être crémeuse, mais liée par la tomate, les oignons et les sucs de cuisson.
Sources / références
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